Le Centre de Compétences Digitaalt Handwierk et l’Europe soutiennent les artisans dans le processus qui les mène à la digitalisation

Le Fond Social Européen s’est investi dans un projet innovant lancé au Grand-Duché de Luxembourg, la création du Centre de Compétences Digitaalt Handwierk. Ce Centre a pour vocation de prodiguer des conseils, accompagnements et formations aux entreprises artisanales souhaitant entrer dans l’ère du digital. Le développement et l’acquisition de toutes nouvelles compétences managériales et digitales est soutenue par le FSE, principal instrument financier de l’Union européenne investissant dans le capital humain.

Par la création de 70 modules de formation dans le domaine de la transformation digitale et dispensés par le Centre de Compétences Digitaalt Handwierk, le FSE soutient l’emploi. Il aide également les artisans à parfaire leur formation et leurs compétences afin d’améliorer leurs perspectives professionnelles dans un monde en constante évolution.

Regardez cette courte vidéo qui vous fera découvrir les coulisses de ce projet passionnant !


 

Les compétences digitales de l’entreprise

Introduction

La digitalisation est l’art d’intégrer les nouvelles technologies du numérique aux pensées et pratiques du réel, que ce soit à travers les activités du quotidien ou celles du monde professionnel. La culture de la performance, les pratiques de communication et d’échange, de construction identitaire, les considérations écologiques et durables sont profondément impactées par des technologies qui offrent de nouveaux champs des possibles.

Le monde actuel est en pleine digitalisation. Plus que le monde, c’est la conscience collective mondiale qui est en train de se digitaliser. Comme l’ont réalisé les révolutions Copernicienne et industrielle, la révolution digitale est en train de changer les paradigmes de l’humain, de la performance, de la communication et des échanges. L’humanité dispose de nouveaux outils pour transformer son environnement et l’adapter à ses besoins.

Les savoir-agir issus de ces nouvelles pratiques se capitalisent en compétences dites « digitales » qui renvoient aux ressources et savoirs (pratiques et théoriques) mobilisés par les individus dans des situations pour la plupart inédites. Ce double mouvement de capitalisation (de l’expérience) et de transmissions (des savoirs et savoir-agir) nous permet dans un 1er temps de définir les contours des nouvelles compétences issues de la digitalisation des pratiques et dans un 2ème de temps de les transmettre à ceux qui rejoigne seulement le monde digital.

Un monde « digital »

La société de l’Homo Numérus est « informée », « hyper connectée », avec des capacités accrues, une rapidité d’exécution inégalée, une dynamique collective intense. Elle n’a de cesse d’apprendre d’elle-même pour augmenter son pouvoir de transformation et de maitrise de son environnement.

Une société « informée » : Grâce à l’implémentation de l’internet ces 20 dernières années, le développement des bases de données « statiques » permettant de stocker l’information, puis « dynamiques » permettant de filtrer les informations en fonction de l’intérêt du demandeur, tout un chacun disposant d’une connexion peut immédiatement accéder à de l’information ciblées. L’accessibilité instantanée, la profusion des informations et des sources sur le net construisent un réseau neuronal digital et collectif abritant les mémoires et les consciences de notre civilisation et alimentant l’individu connectée en informations, opinions, représentations.

Une société « hyper connectée » : le net est le véhicule connecteur, il permet la connexion entre différentes personnes ou parties, différentes sources, différentes informations, dans une temporalité immédiate et une continuité interactive. La dématérialisation des espaces et des présences physiques participe grandement à la puissance de l’hyper connectivité.

Une société avec des capacités accrues : Le développement des algorithmes, des intelligences artificielles, des technologies de la robotique, ont permis l’augmentation exponentielle des capacités de l’humain. Une force de calcul considérable (les processeurs), une vitesse et une précision redoutable (les machines numériques), une automatisation des tâches routinières (algorithmes, intelligence artificielle), une virtualisation des dangers et des expérimentations (mondes virtuels) font des produits de la digitalisation les apanages d’une humanité qui cherche à dépasser ses capacités et limites biologiques.

Un monde digital qui dispose d’une régulation collective intense : Grâce aux échanges d’informations et de services quasi instantanés, les communautés, les marchés, peuvent réguler et adapter leur fonctionnement aux fluctuations incessantes de leur environnement.

Au regard de tous ces changements majeurs qui introduisent de nouvelles façons d’interagir avec notre environnement et de concevoir de nouvelles pratiques personnelles ou professionnelles, l’entreprise doit être vigilante quant à sa stratégie digitale.

La stratégie digitale des entreprises de l’artisanat

Les technologies digitales sont les vecteurs de nouveaux modes de communication et de vente et influent sur les évolutions socio-économiques des marchés. Pour se positionner sur un marché, faire face à la concurrence, créer de nouvelles opportunités, une entreprise doit intégrer dans sa stratégie de développement global la question de la digitalisation et des nouveaux modes de fonctionnement qu’elle offre. Pour s’adapter aux évolutions de son environnement et maitriser sa destinée, l’entreprise doit être capable d’identifier les nouvelles tendances de consommation, les nouvelles pratiques professionnelles, les nouveaux modes d’interaction avec les clients et les parties prenantes, les nouveaux outils supports, les nouveaux métiers, les nouveaux besoins en compétences liés à l’évolution des technologies et des pratiques.

La stratégie digitale de l’entreprise doit également résulter d’une recherche d’optimisation des coûts et des performances et doit proposer un plan stratégique de l’intégration des technologies du digital dans sa politique d’entreprise et son process de production.

Pour cela, l’entreprise et ses salariés devront identifier les enjeux de la transformation digitale, les nouvelles pratiques et outils digitaux déjà intégrés dans les workflows de production et de support. L’entreprise devra connaitre sa capacité stratégique, identifier les compétences digitales détenues et celles souhaitées pour réussir son adaptation au monde digital. Elle réalisera un plan de formation annuel précisant les compétences professionnelles supplémentaires souhaitées, le volume et la planification de ces formations, le public cible.