Comment sont financés les Centres de Compétences ?

Conformément à l’accord interprofessionnel du 3 juillet 2015 et au règlement grand-ducal du 1er novembre 2015, le financement des Centres de Compétences GTB/PAR est assuré par une obligation de cotisation s’adressant aux entreprises artisanales tombant sous le champ d’application de l’Article 2 dudit règlement. C’est l’autorisation d’établissement de l’entreprise qui détermine si l’entreprise doit cotiser ou non. Si c’est le cas, le montant de la cotisation est fixée à 0,5% de sa masse salariale annuelle.

A cet effet, les 2.250 entreprises concernées sont invitées chaque année à fournir leur Certificat de Masse Salariale, émis par le CCSS, pour l’année qui précède. Sur cette base, les Centres de Compétences GTB/PAR émettent deux fois par an une demande de cotisation portant chacune sur la moitié du montant total dû.

Quel est le cadre légal qui entoure les Cdc ?

Le 3 juillet 2015, la Fédération des Artisans, en concertation avec les fédérations sectorielles, a conclu un accord interprofessionnel avec les syndicats OGBL et LCGB. Il précise les modalités de fonctionnement du nouveau système de formation et a pour but d’assurer la durabilité du projet. Cet accord interprofessionnel a par la suite été déclaré́ d’obligation générale par le règlement grand-ducal du 1er novembre 2015.

C’est suite à cet accord interprofessionnel que les fédérations artisanales concernées, conjointement avec les syndicats OGBL et LCGB, ont créé deux sociétés du type « Groupement d’Intérêt Économique » ; le Centre de Compétences Génie Technique du Bâtiment et le Centre de Compétence Parachèvement. Les deux entités sont gérées par un Conseil d’Administration dont les membres sont issus des fédérations membres.

Fédérations du Génie Technique du Bâtiment Fédérations du Parachèvement
    Installateurs – Sanitaires

Électriciens

Intégrateurs

Ascensoristes

    Peintres et Vitriers

Plafonneurs et Façadiers

Menuisiers

Couvreurs

Métal

Ferblantiers et Calorifugeurs

    Bois

Carreleurs

Marbriers

Sculpteurs et Tailleurs de pierres

Parachèvement à sec

Échafaudagistes

Quels sont les objectifs des Centres de Compétences GTB/PAR?

Les objectifs principaux des Centres de Compétences GTB/PAR sont :

  • D’instaurer un système de formation professionnelle continue sectorielle cohérent et intégré ;
  • D’assurer une veille technologique sectorielle ; et
  • D’investir dans l’économie solidaire en accueillant les exclus du marché du travail et les jeunes attirés par l’artisanat.

Quand les CdC ont-ils démarré leurs activités ?

Créés en 2015, les Centres de Compétences GTB/PAR ont démarré leurs activités concrètes le 1er janvier 2016 en mettant en place l’infrastructure nécessaire. Il a fallu, entre autres tâches, nominer un directeur, recruter du personnel, louer des bureaux et des halls, préciser le concept et la mission des Centres, mettre en place un réseau de partenaires, rechercher des fournisseurs, développer la logistique et l’informatique, et surtout, élaborer un premier catalogue d’offre de formation.

Une fois toutes ces formalités remplies et les Centre de Compétences lancés, les premières formations ont pu être organisées dès le début de l’année 2017.

Dans quel contexte sont apparus les Centres de Compétences GTB/PAR ?

Le secteur de l’artisanat luxembourgeois est confronté à plusieurs défis :

  • Une pénurie de travailleurs qualifiés et compétents ;
  • Une compétition transfrontalière accrue ; et
  • Des développements techniques et technologiques en permanente évolution notamment dans les domaines de la construction durable et de la gestion intelligente de l’énergie.

C’est en 2015, et pour faire face à ces différents défis, que la Fédération des Artisans et les fédérations sectorielles du génie technique du bâtiment et du parachèvement se sont unies pour créer les Centres de Compétences GTB/PAR.

Qu’est-ce qu’un Centre de Compétences ?

Une Centre de Compétence est une société qui a pour but de fournir des mesures de formation professionnelle continue aux entreprises afin que leurs collaboratrices et collaborateurs disposent en permanence des compétences nécessaires à la pratique de leur métier dans un univers en constante évolution.